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Bhava-Agra as seen through a child's mind [FT Samsara]

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Oeillet Sauvage
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Jeu 17 Aoû - 21:20
Les rayons tamisés du soleil transperçaient la frondaison émeraude des arbres, faisant ressortir les nervures de leurs feuilles. Ici et là, des taches de lumières apparaissaient où bon leur semblait. La brise de fin de journée faisait chuchoter la Forêt, comme si elle vous invitait à partager ses secrets. Là, c'est dans cet environnement que tu te sens vraiment vivre. Loin de l'agitation du camp, loin des ordres, plus proche de la liberté. Tiens, tu es plutôt d'humeur méditative aujourd'hui. Tu te faufilas sous un arbre qui ployait, à moitié arraché et couvert de mousse. Du coin de l'œil, tu aperçus un rongeur qui courait se mettre à l'abris dans son trou. Qu'importe, tu n'étais pas là pour nourrir les autres, mais pour respirer un peu. Tu t'approchas d'un amas de fougères et renifla l'odeur, quoique diffuse, d'un autre félin qui était passé ici il y a des jours de cela. Tu reconnus aisément l'odeur du Clan des Brumes. Oui, tu avais pour habitude de ne jamais dire "mon Clan" ou "mon chef". C'était le Clan des Brumes et Ciel Nocturne, point final. Tout en songeant à cela, tu continuas ton chemin à travers le taillis. Cette fois, tu t'étais arrêtée, mais pas pour observer la nature.

Tu sentis plus que tu ne vis le chat qui marchait lentement à l'opposé de ta direction. D'après l'odeur, c'était une femelle. Elle ne portait aucune des odeurs des Clans, c'était donc une solitaire. A ce mot, ton cœur bondit. Peut être, oui, peut être qu'elle te comprendrait. Tu suivis sa trace, d'abord en marchant puis en courant. Tu n'eus aucun mal à la rattraper car elle ne se pressait nullement, comme si elle ne savait pas qu'elle était sur le territoire du Clan des Brumes. A moins qu'elle n'en ait rien à faire ? Vu le boucan que tu faisais en courant elle t'avait sûrement entendue, comme le gibier qui fuyait discrètement tout autour de toi. Et pourtant elle n'en montrait rien. Elle restait de marbre. Quand la végétation se fit moins dense, tu pus apercevoir sa longue fourrure. Un mélange d'argent et d'ivoire. On aurait dit un rocher couvert de neige. Non, une pierre précieuse saupoudrée d'une fine pluie blanche. Ses grandes oreilles tendues majestueusement, comme si elle les arborait en tant que quelque chose d'unique et propre à elle-même. Mais surtout, cet aura qu'elle dégageait te troublait énormément. Tu détournas le regard. Pourquoi te faisait-elle cet effet là ? Dès que tu arrêtas de la regarder, tu te sentis beaucoup mieux. C'était comme regarder le soleil. Si beau, à en devenir aveugle. Tu pris une profonde inspiration avant de la héler :

"Eh ! Hého, je te cause ! T'es sourde ou quoi ?"

Tu t'arrêtas, le cœur battant à tout rompre, résonnant dans tout ton être. Tu savais bien qu'il était malheureux, ce cœur, mais là on aurait dit qu'il cherchait carrément à s'enfuir de ton corps. Si jamais cette chatte acceptait de t'aider, peut être pourrais-tu quitter les Clans pour vivre ta propre vie ? Alors que tes espoirs tous plus fous les uns que les autres s'embrasaient, une petite voix dans ta tête s'immisça en toi tel un serpent silencieux. Et si, et si, toujours et si. Mais pourquoi voudrait-elle de toi ? Après tout, elle n'a absolument rien à y gagner. De plus, elle pourrait très bien te tuer, on ne sait jamais ce qui traine dans la Forêt. Tu fronças le museau avec un air de dégoût mêlé de défi. Si jamais la solitaire ne veut pas de toi, tu trouveras bien un autre moyen de t'échapper de cet enfer. Rien que d'y penser, tu avais envie de cracher sur le premier félin venu. Mais pas elle, pas celle qui incarnait tes espoirs, la vie à laquelle tu aspirais de toute ton âme. Tu fixais l'étrangère de ton regard anis. Mieux valait tenter le coup pour ne pas garder de regrets après. Anxieuse et impatiente à la fois, tu guettais le moindre mouvement de ton étrange interlocutrice.

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Signa à venir ~


Œillet Sauvage t'envoit bouler en #993333
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Samsara
Solitaire
Mar 29 Aoû - 21:03






Bhava-Agra
As seen through a child's mind
IMAGE LA

Feat Œillet Sauvage


« Our wishes die unseen
When we hide our tears beneath our fear »

Ah, qu’il faisait beau ! Le soleil inondait le monde de sa lumière sainte, régnant sans partage sur le ciel diurne aux reflets d’azur purs. Les oiseaux chantaient des mélodies toutes plus exquises les unes que les autres, les fleurs s’adonnaient à une floraison se décomposant en une myriade d’explosions colorées partout, les arbres étaient couverts de leurs longues robes vertes comme des émeraudes scintillantes, frissonnant au moindre souffle du vent chaud de la belle saison. La vie était belle, on aurait eu envie de chanter des ballades à la gloire de la nature, de la joie de vivre, des tas de trucs rose et mignons.

Vous y avez cru, pas vrai ?

Elle ruminait, comme à sa triste habitude. La beauté même de la nature n’atteignait plus ce cœur qui s’était étouffé dans son propre ressentiment. Ce cœur, en elle, avait cessé de battre en même temps que celui qu’elle aimait, son ami le plus cher, qu’elle avait vu mourir pour elle, sans qu’elle ne puisse l’empêcher, toute enchaînée dans les liens du destin qu’elle était. Elle aurait aimé pouvoir transcender le sort, transcender le monde, pour réécrire ces événements malheureux, avec cette résignation, pourtant, cette conscience frustrante qu’elle en était incapable. Elle n’était qu’un pion des Étoiles, après tout, elle n’était ni un dieu, ni un démon, quand bien même elle aurait voulu croire en ces êtres mystérieux hors du temps et capables d’influencer le destin. Après tout, sa condition était celle du Chat, celui qui erre sans but, cherchant un sens à une vie qui ne lui appartenait pas de toute manière. Il n’y avait aucune chance, aucun espoir qu’un jour elle puisse briser ces chaînes dont elle était la prisonnière, et renier ce sort dont elle était la victime.

Mais comme Samsara, souhaitant transcender sa condition alors même qu’elle n’était qu’une créature comme les autres, avide de renverser ses maîtres célestes, s’employait à outrepasser leurs règles sacrées, afin de sentir en elle le pouvoir du libre arbitre couler dans ses veines, comme un sang impur, détruisant toute chose étant trop pure pour elle, consumant le monde et s’alimentant du feu de ses propres griefs. Et une fois toute chose corrompue par ces idées noires, elle s’envolerait, là-haut dans le ciel, portée par ces ailes noires constellées des étoiles rouges de sa haine, éclatées en des milliers de feux incendiant la voûte céleste nocturne, et ferait exploser chacune des Étoiles de ce ciel dénué de compassion et d’amour dans une explosion d’ombres et de lumières, éteignant le ciel pour plonger le monde dans ces ténèbres profondes qui la caractérisaient. Et ces ailes grandes ouvertes et repliées sur le monde deviendraient le Ciel, dont les étoiles de feu étoufferait toute vie jusqu’à fanaison.

Elle soupira. Les ombres des arbres de la forêt projetaient des ténèbres sur son pelage grisâtre  qui lui semblaient plus sombres à mesure que ses pensées dérivaient de la lumière pure des anciens guerriers sages. Les proies à son approche fuyaient comme on fuit une catastrophe imminente. D’autant qu’elles ne fuyaient pas le prédateur, mais la créature aux ailes noires dont les ombres étouffaient l’espoir comme le serpent étouffe sa proie.

Ou bien peut-être le chat qui marchait derrière elle depuis quelques secondes à peine, qui devait sans doute être un guerrier du Clan dont elle avait violé les frontières. La routine, quoi. Elle se disait qu’en l’ignorant, peut-être finirait-il par se tirer, sait-on jamais. Mais bon, elle avouait volontiers qu’ils étaient particulièrement obstinés et collants, et qu’elle avait peu de chances que le guerrier lui foute la paix. Elle s’était parfaitement foutue dans la merde, en somme. Mais comme le guerrier ne réagissait pas, si elle faisait mine de rester calme et de partir, peut-être que-
« Eh ! Héoh, je te cause ! T’es sourde ou quoi ? »

Nom d’un… La femelle souffla bruyamment, ennuyée d’être prise sur le fait, et ses oreilles se couchèrent violemment sur son crâne en signe de frustration. Puis elle se retourna, aiguisant son regard, y insufflant toutes les flammes meurtrières qu’elle pouvait attiser, les orna de venin mortel et d’acier capable de trancher le cœur. Le regard d’or de la solitaire croisa les yeux anis de la guerrière, émissaire, aimée des Étoiles, le dégoût de son visage s’y imprimant parfaitement, un air de défi venant relever le tout, comme une provocation obscène qui fit feuler Samsara. Par sa carrure, elle n’était ni imposante, ni menaçante. Mais ce feu dans ses yeux auraient fait trembler les démons, et les monstres seraient partis de cacher de peur qu’elle ne les consume de ses ailes noires rougies de sa haine. Et ce regard, cette grandeur maléfique qui l’habitait, ça c’était de quoi la rendre suffisamment menaçante et imposante. La guerrière semblait s’attendre à des présentations en règle, peut-être un rapport sur les motifs de sa présence et ce genre de broutilles. Et par pure envie de l’ennuyer, et de lui retirer ce plaisir :
« Qu’est-ce que tu m’veux ? » demanda-t-elle sèchement.

Elle attendit quelques instants une réponse, sa queue fouettant l’air d’irritation. Puis, ennuyée : « Si on n’a rien à s’dire, alors fous l’camp d’ici. Pas envie d’te voir. » Et elle se détourna, comme le ferait une reine dans son palais, alors qu’elle n’était ici que l’intrus, l’indésirable, qui n’avait aucun droit sur ces terres, comme elle n’avait aucun droit sur sa vie.

Elle brisait, comme elle aimait le faire, les lois saintes. Et avec beaucoup de classe.


© Kira 2015
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