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Entre nuit et mélodies [PV Ciel Mélodieux][Terminé]

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Dim 25 Juin - 13:47
La nuit couvait la montagne de ses étoiles et de sa lune. La chaleur de la saison laissait place peu à peu à la fraîcheur nocturne et les oiseaux chantonnant étaient succédés par les ululements de quelques chouettes lointaines. La brise s'engouffrait parmi les grands arbres aux parures verdoyantes et agitait leurs branches dans des sons qui parvenaient au chef de clan, mélodieux. Dans cette douce tranquillité, Ciel Nocturne n'était pas serein. Chaque bruissement d'herbe agitait ses oreilles dans tout sens, à la recherche d'un signe quelconque indiquant la présence d'un trouble. Le calme de la forêt semblait lui cacher des menaces inconnues qui n'attendaient qu'une chose : que le matou baisse sa garde pour fondre sur lui comme des bêtes enragées.

La nuit avancée son cours à une heure tardive. Il s'était glissé comme une ombre hors des remparts de pierre, s'enfonçant dans le territoire pour errer seul avec ses pensées. Chaque songe étaient agités par des fantômes dont il oubliait le visage à l'aube. Un signe du clan des cieux ? Il n'aurait su le dire mais quelque chose au fond de lui, murmurait inlassablement au creux de son oreille qu'il connaissait la vérité. Ses bonds étaient agiles et silencieux, semblable à une étoile survolant la terre ferme. Aucune flaque ne vint tâcher son noir pelage, aucune boue ne put salir le blanc de ses pattes. Il était en harmonie avec son territoire, tout deux étaient liés par un lien sacré et invisible dont il était le seul à en connaître le secret.

Il grimpa les pentes de la forêt sans en ressentir la fatigue. La saison était giboyeuse et il ne se passait pas un jour sans que le clan ne soit repu au point d'en avoir le ventre gonflé. La chaleur qui s'abattait sur le camp offraient des moments de bonheur aux guerriers présents dans le camp qui offraient leurs ronronnements et leurs défenses à la douce lumière du jour qui réchauffait les pierres et la terre. Tous ne pensaient qu'à la paix et au calme qui régnait sur les territoires, mais chaque période d'équilibre couvait un courant trouble. Le mâle était de ceux qui préférait penser au futur que de se reposer sur ses lauriers. Certains aimaient plaisanter sur son sérieux mais lui, n'esquissait jamais de sourire quand il écoutait ces inconscients oublier tout ce qu'ils avaient traversés par le passé. Lorsqu'il arriva à la frontière, Ciel Nocturne entrouvrit la gueule. Son rituel reprenait. Cette vieille habitude lui collait à la peau et même s'il avait pu s'en débarrasser, sûrement qu'il ne l'aurait pas voulu. À chaque arrêt, il s'assurait d'être seul, sans danger pour l'épier, sans félin aux idées malveillantes pour l'épier. Mais depuis quand n'avait-il plus besoin de surveiller ses arrières, au juste ?

À cette pensée, le matou contempla le territoire du clan des roches qui s'étendait à perte de vue. Son regard devenu indéchiffrable, se remémorait des souvenirs lointains et inconnus de tous. Son clan n'aurait jamais pu comprendre. Personne ne pouvait comprendre ce qu'il avait ressenti, ni même ce qu'il ressentait aujourd'hui encore. Il ne pouvait se confier ni à ses guerriers, ni à ses amis, ni même à sa guérisseuse. Ses pas reprirent plus lentement tandis que son regard se détournait de la ligne invisible. Il regardait les fougères qui dansaient sous son nez, mais leurs mouvements ne purent le sortir de ses pensées. Il contemplait le monde autour de lui sans même le voir, car ce qu'il voyait au fond de ses yeux, était une époque aujourd'hui révolue.

Il continua d'avancer jusqu'à se trouver en face d'un large rocher à découvert. Ici, personne ne pourrait le rater et le danger y serait plus présent qu'ailleurs. Pourtant, c'est ici que Ciel Nocturne fit halte. Avec grâce, il sauta sur la pierre refroidie par les rayons lunaires qui filtraient à travers les branchages. Sa queue vint s'enrouler autour de ses pattes pendant que le mâle s'asseyait pour couler son regard vers les arbres qui devenaient de plus en plus rares en hauteur. Seul le vent accompagnait sa solitude nostalgique qui avait remplacé son anxiété permanente... Mais le meneur savait que ça ne durerait pas.

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Lun 26 Juin - 3:24
Ciel Mélodieux se demandait toujours, en regardant le ciel figé de petites taches blanches, si le clan des étoiles le regardait en ce moment même. Est-ce que les étoiles filantes qui tournoyaient un instant dans le voile nocturne représentaient un ancien chef qu'il avait eu ? La lune, là-bas, abritait-elle sa défunte mère ? Est-ce que les petites étoiles, bien au-dessus de sa tête, étaient les deux petits chatons morts à la dernière saison froide qu'ils avaient dû supporter ? Tellement de questions virevoltaient dans la tête du chef qu'il ne trouvait parfois plus le sommeil. Ce fut le cas de ce soir, alors que sa tête était posée contre son tapis de plume et qu'il lâchait des soupirs éreintés. La caverne qui gardait son clan des regards d'autrui laissait passer quelques rayons lunaires qui caressaient légèrement le bout de ses oreilles, l'invitant à sortir dehors. Même l'eau semblait vouloir qu'il se dégourdisse les pattes, reflétant dans ses filets les astres du ciel.

C'est ainsi que le chef du clan des roches, épuisé par les nuits de sommeil qu'il n'aurait jamais, se leva lentement en faisant rouler ses muscles. Il s'étira un peu, le museau pointé vers la sortie de son campement, puis s'élança avec grâce vers l'odeur familière de dehors. Des petits sauts accompagnèrent ses songes profonds alors qu'il s'éclipsait en silence, ne voulant réveiller personne par sa petite sortie nocturne. Il salua donc simplement Lac de Plume, qui surveillait l'entrée, puis s'engouffra dans l'air pur et revigorante. Un petit éclat joyeux arrosa son coeur alors qu'il croisa du regard les grandes contrées de son clan, un sourire accrochant ses babines brunes. Il laissa alors ce plaisir le guider et commença à marcher sans but, le regard portant sur les rochers, les arbres et les filets d'eau qu'il se devait de protéger. Tout était si beau ! Même le plus petit des insectes avait sa place dans la belle toile que créait son territoire. Les petites toiles d'araignées luisant de perles de rosés, les rares arbres garnis de feuilles chuchotant des secrets sur son passage ... Plusieurs petites normalitées mises ensemble pour créer une perfection.

Malheureusement, sa petite marche fut bien vite interrompue alors qu'il sortit de son admiration béate pour son territoire, remarquant où ses satanées pattes l'avait mené. Une posture négative pris vite soin de remplacer celle calme de son coeur et il scruta les ténèbres, un regard néfaste et presque cruel séjournant maintenant sur son visage. Son coeur avait laissé place à une petite roche dure et froide alors qu'il venait de comprendre qu'il se trouvait à la frontière brume-roche, cette ligne invisible qui lui tordait les boyaux à chaque regard. Cette ligne invisible qui séparait bien des choses.. Un territoire, une amitié, des espérances, des chicanes, des pleurs, des amours.. Chaque petite plante, chaque petit rocher lui faisaient repenser à des souvenirs lui broyant, sans qu'il se souhaite, son coeur qu'il pensait pourtant guéri. Il y avait une raison à cela. Cette raison était un execrable et parfait matou dont les yeux l'avaient fait chavirer de bonheur pendant un certain temps, mais ce temps-là était hélas bien loin dans la vie du petit chat.

Avec un dernier grognement, il se remit en route dans l'espoir de revenir vite en son campement et de s'endormir d'un coup. Pourtant ...

Il sentit une odeur.

Ses pattes s'enfoncèrent dans la terre devant lui et ses minces griffes s'enfoncèrent dans la boue, comme si ce mouvement pouvait l'empêcher de chavirer. Ses yeux s'agrandirent d'un coup et son visage, pourtant si bien contrôlé, se déchira en un atroce et désespérant voile de tristesse. Un de ceux qui vous prend lourdement et vous fait baisser la tête, cette sensation que l'émotion même pourrait vous attraper par la gorge et vous serrer de toutes ses forces. C'est ainsi que se sentait Ciel Mélodieux, planté là comme un idiot, face au vent, à regarder la hantise de ses sommeils agités. Face à lui, un court pelage noir et blanc s'agitait un peu dans un doux vent, des moustaches immaculées venant rejoindre ce tableau splendide. Le grand matou face à lui, les yeux perdus dans le territoire des roches, semblait comme peinturé dans ce paysage calme et serein. Et ses yeux... Ses magnifiques yeux.. Il ne pouvait s'empêcher de les contempler, de regarder en profondeur le vert mousseux des arbres d'été. L'herbe grasse qui s'écartait sous ses pattes, le vert d'un arc-en-ciel qui s'élançait dans un ciel limpide, le vert des petites structures en bois des bipèdes sur le bord du lac, loin là-bas. Un vert qui, d'un regard, pouvait faire pousser celui de son coeur, le vert du jardin qui s'émerveillait devant la beauté de cet être époustouflant.

Il ne put donc pas s'empêcher d'avancer. Il ne se demanda même pas comment il réussit à ne faire aucun bruit, comment ses pas pouvaient le mener aussi silencieusement alors qu'il n'avait qu'une envie : dévaler la pente pour lui sauter dessus. Ce qui devait arriver arriva donc. Ciel Mélodieux dévala lentement une petite côte et s'arrêta un peu avant la base du rocher sur lequel était installé l'autre matou, le souffle coupé. Il avait ainsi dépassé de quelques pas la frontière de son clan et jamais il n'en avait eu aussi cure, l'odeur si déléctable du matou apportée par le vent lui arrivant dans les narines. Ce fut donc suivant celle-ci qu'il grimpa la petite colline pour rejoindre l'autre chat, aussi silencieusement que les étoiles qui brillaient là-haut. Il s'arrêta à peine à quelques queues de souris du mâle et essaya tant bien que mal de figer son visage dans un masque neutre, même si les sentiments dévalaient tout son corps.

- Le ciel est d'une beauté époustouflante ce soir.

Murmura le chef du clan des roches, sa belle voix mélodieuse s'élevant dans la nuit calme. Une immense appréhension lui dévorait le coeur et l'esprit et il ne savait pas mettre la patte sur ses sentiments, ou celui qui le dominait le plus. Était-ce une haine écrasante qui faisait frétiller ses moustaches du bout des griffes jusqu'au bout de ses oreilles ? Ou était-ce la passion brûlante qui enflammait son haleine et ses yeux ?

Seul Ciel Nocturne pouvait le deviner.

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Lun 26 Juin - 4:26
Plus rien n'existait. Plus rien n'avait de sens. Plongé dans des pensées incolores de sens, Ciel Nocturne contemplait les arbres aux épais feuillages et aux troncs abîmés par le temps et les pics. Son esprit vagabondait, cherchait à quitter ce corps physique pour parcourir les landes puis les pierres froides de la montagne. Faire patauger ses pattes dans des filets ruisselants, bondir par dessus des collines dans le souffle du vent. Ses pensées ressemblèrent bientôt à une mélodie unique en son genre qui s'amusait à hanter le matou avec son sourire sardonique. Un sourire désagréable qui firent criser ses griffes sur le rocher qui lui servait de piédestal. Trop occupé à penser, le félin de charbon n'entendit nul bruit et ne sentit nulle odeur pour venir le déranger. Pourtant, il était là. Le danger. Ce danger qu'il avait tant redouté, aussi bien pour son cœur que son corps.

Le vent se leva, abattant une bourrasque sur des arbres lointains qui le stoppèrent dans sa course folle pour le changer en brise nocturne sur le pelage de jais. Ce cri venu du ciel avait pourtant tenté de mettre en garde le guerrier aguerri, en vain. Il n'avait pas entendu le murmure haletant de ses ancêtres car quand la présence se fit sentir, il était trop tard. Dans sa grâce féline, le petit chef sauta d'un bond athlétique sur le perchoir de son compère. Ses pas étaient légers, aussi silencieux que le battement d'aile d'un papillon. Son atterrissage, le fut presque autant. Son corps souple se déposa avec délicatesse sur le socle gris, son pelage pouvait se fondre sur la pierre, mais pas au milieu des chênes qui s'étendaient autour d'eux. D'un bond de surprise, Ciel Nocturne fit volte-face, dévoilant ses crocs derrière ses babines retroussées. Ses moustaches frémirent dans de petits tremblements qui devinrent plus intense lorsque ce corps qu'il connaissait par cœur lui apparut clairement.

Ciel Mélodieux était là.

Sa petite silhouette grisonnante pas plus haute que celle d'un apprenti cachait en réalité un chef au cœur de pierre. Un félin qui avait brisé l'être d'un autre en jouant avec ses sentiments. Et ce même chat se présentait devant sa victime ? Le meneur du clan des brumes en resta coi.

- Le ciel est d'une beauté époustouflante ce soir.

Ce visage sérieux et froid arracha un feulement de haine à Ciel Nocturne dont le grondement restait coincé dans sa gorge. Il le haïssait. Le gris de sa fourrure se mélangeait à la perfection au brun d'une terre meuble de forêt, s'harmonisant aux lignes plus charbonneuse qui parcouraient son poitrail. Il le haïssait. Ses yeux ronds recelaient deux couleurs qui se combattaient férocement pour empiéter l'une sur l'autre. L'or et l'orange s'affrontaient dans un duel de croc et de griffes jusqu'à ce que leurs teintes se mélangent telles des fourrures de guerriers emmêlés, ne permettant à aucun des deux rivaux de prendre le dessus sur l'autre. Sous un soleil d'été, il savait que ses prunelles se seraient teinte dans une rivière de soleil aux reflets de crépuscule, une cascade menaçante qui aurait raison du matou s'il n'en détournait pas le regard. Il le haïssait. Sa taille minuscule ne pouvait s'imposer comme égal face au meneur des brumes, mais ce corps à la courte fourrure était élancée et musclée. À chaque pas, ses os roulaient sous sa peau, bandaient ses muscles athlétiques qui balançait son bassin avec toute la beauté de la plus belle des femelles de la forêt. Ô clan des cieux, qu'il l'aimait.

Il s'arracha à sa contemplation en fouettant l'air de sa queue. Ses griffes vinrent blanchir la pierre sous ses pattes et son pelage qui avait commencé à gonfler sur sa poitrine fut remit en place par quelques coups de langues. Ciel Nocturne parvint difficilement à calmer sa haine mélangé à l'amour qu'il avait toujours éprouvé pour le scélérat et ce ne fut qu'une fois assit qu'il pu s'adresser à lui d'un ton plus menaçant qu'il ne l'aurait cru.

- Époustouflant oui, mais je ne me souviens pas avoir invité un ennemi sur mon territoire, Ciel Mélodieux !

Ses yeux d'un vert profond s'embrasèrent. Les sentiments qu'il ressentait se contredisaient. Son cœur lui dictait une action tandis que sa raison lui en conseillait une autre... Mais au final, ce fut les blessures invisibles que le meneur des roches lui avait infligé qui prirent le dessus, laissant s'exprimer librement sa colère.

- Que fais-tu sur le territoire du clan des brumes ?!

Le matou était froid, il l'avait toujours été. Ses mots étaient tranchants comme des griffes acérées, sa voix aussi gelée qu'un lac d'hiver. Seuls ceux qui savaient lire dans ses yeux pouvaient comprendre le puissant. Car ces orbes d'émeraude se laissaient dévorer par ses sentiments, plus honnêtes encore que ses paroles, ils laissaient exploser ses sentiments secrets et à cet instant, passion, dégoût, désir et haine s’entre-croisés dans le brasier ardent.

- Fiche le camp d'ici avant que je ne te taille les oreilles ! Feula-t-il avec colère.

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Lun 26 Juin - 6:59
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Ce fut dans un feulement que lui répondit Ciel Nocturne, un feulement qui détruit son coeur comme on pouvait détruire une vulgaire petite souris. Le son de la voix de son ancien tourtereau agit comme une épine se plantant dans les artères du petit chat, obligé de confronter à la fois son air furieux et ses yeux qui fixaient son âme comme s'il pouvait sonder chaque petite partie de ses sentiments. Une tension palpable s'installa entre les deux et Mélodie aurait pu jurer que, s'il avançait d'un pas, elle exploserait en mille morceaux, répandant ses éclats partout autour de leurs corps tendus. C'est pour cette raison qu'il resta à une bonne distance de l'autre matou, supportant son regard courroucé et le bruit de ses griffes raclant la pierre. L'autre avait presque l'air de vouloir en découdre tout de suite, sauter sur le matou devant lui et lui arracher la jugulaire en un coup de croc, mais... Curieusement, il ne fit aucun mouvement de l'avant, du moins pas pour attaquer Mélodieux. Il ne fit que s'assoir après s'être calmé, ayant l'air de marcher sur de la roche fumante.

- Époustouflant oui, mais je ne me souviens pas avoir invité un ennemi sur mon territoire, Ciel Mélodieux !

Pendant quelques secondes, le sens des paroles du grand chat ne frappa pas le petit. Tout ce qu'il entendit fut sa voix rauque et puissante, faisant vibrer son corps du manque qu'engendrait le fait d'entendre une aussi belle tonalité. Il replongea en glissant dans ses vieux souvenirs, essayant de se raccrocher aux parois de son esprit de ses griffes suppliantes. Trop tardivement, il chavira dans les limbes tournoyantes de son esprit.
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- Tu sais, Mélodieux, tu pourrais venir vivre dans notre clan.. Je suis sûre qu'il t'accepterait avec le temps ! Je t'en prie, tu dis toujours que les chats de ton clan ne t'aime pas...

Ciel Mélodieux s'empourpra un peu de cette déclaration, baissant la tête tant la joie qui suivait cette phrase était grande. Allez vivre avec celui qu'il aimait ? Cela faisait quelques lunes qu'ils s'étaient rencontrés, mais le lien qui les unissait semblait durer depuis l'éternité. Il adorait s'étendre à côté de lui et ronronner alors que l'autre le taquinait, lui envoyant sa patte continuellement sur son museau. Puis, quand le petit guerrier des roches se mettait un peu en colère, mécontent du sort que son visage recevait, les yeux de mousse du plus vieux se teintaient toujours de ce sentiment si particulier. Une tendresse infinie, comme un souffle qui enveloppait son coeur de verdure et de toutes sortes de petites fleurs. Sans jamais se l'avouer à voix haute, Mélodieux baissait la tête en souriant et se l'avouait à lui-même, dans sa tête, qu'il ne vivrait que pour ce regard.

Alors pourquoi avait-il refusé, ô clan des étoiles, la demande de Ciel Nocturne ?


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- Que fais-tu sur le territoire du clan des brumes ?!

La voix débordante de colère et glacé comme les rivières gelées des saisons froides sortit tout de suite le matou de ses réflexions nostalgiques, le regard ayant retrouvé un peu de consistance. Il ouvrit alors la bouche pour parler, mais l'immense torrent d'émotion le coupa dans ses paroles et l'inonda d'une chaleur brûlante. Les yeux de Nocturne étaient fabuleusement embrasés d'émotion, faisant tomber le masque froid du chef adverse pendant quelques secondes. Il profita de chacune de celles-ci pour se laisser transpercer de partout, sentant la haine sur le bout de ses moustaches, humant la passion qui les dévorait tous deux comme un feu consumant une forêt. La tristesse avait le goût désespérant d'une pluie qui n'arrêtait jamais, tandis que la joie lui donnait l'impression d'être étendu au soleil en sa compagnie. Cette idée le fit avancer d'un demi-pas vers le grand mâle, le visage hésitant d'un amour douloureux, mais son élan fut coupé par une voix dégoulinante de colère sourde.

- Fiche le camp d'ici avant que je ne te taille les oreilles !

La patte en l'air, le visage ayant repris un air dur, Ciel Mélodieux essaya de contenir l'envie irrésistible de lui sauter dessus pour entamer une féroce bataille. Il posa lentement son coussinet sur la roche ferme, sortant ses petites griffes pour les faire crisser d'une façon agressante en ramenant sa patte à sa place initiale. Le chef du clan des roches aurait voulu faire autre chose que de se batailler avec ce mâle, mais il ne devait pas oublier que l'amour était maintenant du passé. Du moins, c'est ce que l'autre voulait lui faire passer, même si ses yeux.. Ses yeux et ses sentiments... Mélodieux se força à éviter de penser à cette idée, se concentrant sur les paroles que venait de lui sortir le chef ennemi. Il releva donc sa tête et plissa les yeux, baissant un peu ses oreilles vers l'arrière suite à sa menace.

- Et bien, quand je t'ai vu à la limite de notre territoire, fixant celui-ci comme s'il t'appartenait, je me suis dis que quelques centimètres de différence n'apporteraient pas grand changement.

Il savait qu'il jouait légèrement avec le feu, mais rester proche de ce mâle le rendait bouillant de rage. Comment osait-il lui parler sur ce ton ? Il était sur son territoire, bien sûr, mais... Mais rien, en fait. Le petit était simplement plié d'obéir aux sentiments violents de son coeur, n'ayant aucun autre appui que ceux-ci. Il s'avança donc de plusieurs pas, se rapprochant du bout de la corniche et donc légèrement plus proche de son territoire.

- Tu devrais arrêter de venir seul sur cette frontière, Ciel Nocturne. S'exclama le matou de sa voix glacé, restant pourtant chantante de son ton naturel.Regarder vers ce côté-ci n'est pas une bonne chose.

Termina Mélodieux en appuyant fortement sur ses mots, rendu presque collé face au mâle devant lui. Ses oreilles s'étaient entre-temps plaqués sur son crâne et ses babines tressautaient, son corps et son esprit ayant chaviré du côté brûlant des sentiments haineux de son coeur. Il sentait à plein nez l'odeur caractéristique du chat devant lui et, d'un petit coup de museau, il pourrait toucher celui devant lui. Pourtant, il ne semblait pas s'en rendre compte, sa colère aveuglant ses pensées.

J'étais toujours comme cela avec toi, Ciel Nocturne. Esclave de mes sentiments, esclave de tes sentiments, esclave de notre relation qui me brûlait.
Esclave de nous
.

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Lun 26 Juin - 11:38
La tension était palpable sur la roche qui semblait se réchauffer au fur de l'échange. Les guerriers dans le ciel regardaient-ils les deux meneurs qui se tenaient tête ? Compatissaient-ils à leur sort ou les punissaient-ils pour la trahison faîte à leur clan bien des lunes plus tôt ? La colère consumait la rétine du membre des roches dont la patte s'était levée pour répondre aux mots de Ciel Nocturne par des actes, mais un acte qui ne termina jamais son chemin à son itinéraire initiale. Le félin de charbon cracha plus férocement encore et pourtant, ses souvenirs eux, vinrent torturer son cœur. À quand remonter la dernière fois où nulle rancœur n'existait entre eux ? Le dominant bandait ses muscles, tournant lentement autour de son adversaire pour se glisser sur son profil. De là, il pu admirer toute la magnificence de la silhouette élancée et fine. Qu'il aurait été simple de gonfler ce ventre infantile s'il était né femelle. Si les cieux avaient été plus clément avec le meneur des brumes, il aurait pu se battre toute griffe dehors pour garder a compagne auprès de lui. Et ça, qu'importe ce qu'aurait voulu Ciel Mélodieux en réalité.

- Et bien, quand je t'ai vu à la limite de notre territoire, fixant celui-ci comme s'il t'appartenait, je me suis dis que quelques centimètres de différence n'apporteraient pas grand changement.

Ces mots résonnèrent comme une provocation plus grande encore que ne pouvait l'imaginer le petit matou aux couleurs grise et brune. Ses paroles étaient tel les crocs d'un chien pour un meneur, mais pour un cœur brisé, ils sonnaient comme une déclaration de guerre plus féroce encore, un appel à détruire le clan des roches. Si les roches disparaissaient, alors nul ne pourrait se mettre en travers de sa route. Les yeux de forêt devinrent plus brûlant encore, d'un désir indéchiffrable, en quête de sang versé et de morts par dizaine. Seul son bon sens le maintenait sur terre. Autour d'eux, le vent se fit plus fort. Si les ancêtres en était la cause et tentaient par tout les moyens de mettre un terme au conflit, le noiraud fut incapable de déchiffrer le message offert par les guerriers de jadis.

- Tu devrais arrêter de venir seul sur cette frontière, Ciel Nocturne. Regarder vers ce côté-ci n'est pas une bonne chose.

Le bond que fit Ciel Nocturne lui sembla irréel. Il ne se sentit pas tendre les pattes, toutes griffes dehors. Il ne réalisa pas lorsque son poids autoritaire fit basculer son camarade dans le vide avec lui. Et il ne comprit qu'une fois que ses crocs se plantèrent dans son épaule en tentant de le plaquer au sol. Malgré sa petite taille, Ciel Mélodieux était vif et rapide et s'il le désirait vraiment, il n'aurait pas grand mal à se défaire de l'étreinte courroucée de son ancien compagnon. Si la haine était le seul moyen pour lui de retrouver le contact de son doux pelage des montagnes, le meneur acceptait cette danse macabre jusqu'à ce que la mort les acclame. Ils roulèrent parmi les rares feuilles tombées des arbres fleurissant, salissant leur pelage qui jusque là, étaient resté immaculés. La poussière n'était pourtant pas la cause à la laideur qui les dévorait, seule la douleur et la colère tachaient leur corps de coups et de terre.

Ciel Nocturne se releva d'un bond en se séparant de son adversaire, prêt à attaquer de plein fouet une fois de plus, mais ses babines retroussées et menaçantes se contentèrent se cracher férocement tandis que les mots douloureux franchissaient le seuil de ses lèvres. Son amant était un menteur, mais lui, assumerait toujours ses envies et le torrent qui l'emportait dans ses pensées.

- Tu crois que je ne le sais pas ?!

Agilement, Ciel Nocturne revint l'assaillir en se glissant rapidement sur son côté gauche. Ses pattes arrières prirent appuie sur la pierre sous ses pattes et le plaquage aurait pu mettre à rude épreuve le petit chef qui avait de nombreuse ressources en réserve. Cependant, seule sa patte vint attaquer le visage de son rival, son tourment l'empêchant de se donner corps et âme au combat tant qu'il n'aurait dit de vive voix ce que Ciel Mélodieux savait déjà.

- Je n'ai que faire de ces terres ! Elles m'ont prise ce que j'avais de plus cher !

Sa queue fouettait l'air. Son poil avait gonflé jusqu'à lui donnait une apparence plus imposante encore que le petit matou face à lui. On aurait pu croire qu'un drame allait se produire. Le puissant meneur des brumes, attendant patiemment qu'un apprenti des roches franchisse la ligne interdite pour lui taillader le museau et marquer les siens pendant les lunes à venir... Mais si la vérité avait éclaté au grand jour, tous s'en souviendraient jusqu'à la génération futur. Un chef ne pouvait en aimer un autre. Deux mâles ne pouvaient créer le futur.

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Mar 27 Juin - 1:54
Ciel Mélodieux ne vit rien arriver. Tout ce qu'il sentit fut son coeur qui éclata en plusieurs morceaux et son esprit qui s'éleva, loin là-bas dans les étoiles. Il eut envie de quitter ce monde et d'aller vagabonder avec les astres, se mouvant aussi vite qu'une brise nocturne. Il aurait même pu traverser des forêts en un instant, plonger dans les rivières et ne faire qu'un avec tout ce qui se trouvait autour de lui : c'était une vie qui aurait valu la peine d'être vécue. Oui, il aurait aimé être tout ça. Son regard aurait porté partout à la fois et la douleur, plus jamais elle ne l'atteindrait.

Ce fut les pensées qui traversèrent son esprit pendant qu'il chutait d'un bon mètre, les yeux fermés et toute envie de se battre fuyant son corps. Ses muscles se relâchèrent et il laissa le poids du meneur ennemi l'entraîner dans sa chute sans aucun débat furieux. Le vide. Il se sentait comme une journée sans air frais, sans oiseaux qui chantonnaient leurs douces mélodies et sans chat pour le rattraper. Rien.

La réalité s'imposa brusquement à lui dans un souffle coupé et en une douleur aiguë dans son épaule. Allait-il vraiment se laisser dominer par lui ? Bien qu'il était son ancien amant et que son coeur brûlait d'un rapprochement autre que pour se donner la mort, il était quand même le meneur des roches. Allait-il laisser sa fierté se faire empiéter sans ménagement par le bicolore devant lui ? Un grognement répondit à sa pensée et il riposta en mordant la patte droite du mâle, mélangeant le sang de son épaule à celui de la blessure qu'il essayait de lui administrer. La suite se passa dans un amalgame de poils arrachés et de feulement rageur, les deux matous roulants sur le sol dans une valse désordonnée. La séparation de leur danse ravageuse se fit voir quelques secondes après, les deux corps bondissants tout deux dans une direction opposée de l'autre.

- Tu crois que je ne le sais pas ?!

Le matou à qui s'adressait cette phrase haleta, sa poitrine se soulevant et s'abaissant de plus en plus vite. Son regard orangé croisait celui de Nocturne comme s'ils étaient revenus dans la bataille, créant des étincelles de tension entre leur corps malmenés par le combat. Alors que Mélodieux allait rétorquer dans un feulement courroucé le fond de ses pensées, il fut interrompu par le corps flou de l'autre qui venait à grande vitesse vers le sien, toutes griffes sorties. Le petit matou gris eu à peine le temps de reculer qu'une patte couronnée d'épine tranchante fauchaient un bout de son pelage, laissant une mince marque rouge sur sa joue.

- Je n'ai que faire de ces terres ! Elles m'ont prise ce que j'avais de plus cher !

Les paroles pleines de hargnes du chef des brumes furent encore plus douloureuses que les coups échangés dans le passé. Chaque mots qu'il prononça enfonça une branche dans ses organes, le vidant de son souffle et brisant son masque neutre pour le remplacer par de la souffrance pure. Son corps semblait fait de milliers d'épines de roses et des tremblements s'emparaient de son être, regardant ce mâle qu'il avait aimé à en mourir le fixer comme s'il s'agissait d'un moins que rien. Il semblait tellement en colère.. Mais lui, lui avait tellement mal ! La douleur le faisait presque tomber à terre tant cela l'étourdissait. Comment de simple mot pouvait autant taillader son âme ? Comment une simple phrase pouvait aussi le chambouler ?

La douleur l'inonda comme un raz-de-maré et il laissa complètement les sentiments l'envahir, encore plus qu'avant. Un cri puissant sorti de sa gorge et il se propulsa vers l'avant, esquissant un saut caractéristique aux félins de son clan : très, très haut. Son corps frappa de plein fouet celui devant lui et il tenta de le maîtriser au sol en appuyant ses pattes sur ses épaules, une colère sans fin lui déformant le visage. Il était beaucoup plus petit que Ciel Noturne et profita donc de ses quelques secondes de surprise pour lui hurler sa hargne au visage, lançant des paroles venimeuses :

- Il ne s'est jamais rien passé, Ciel Nocturne ! JAMAIS ! La brume a simplement contourné la roche parce qu'ils ne seront jamais ensemble, tu entends ?! TU RESTERAS TOUJOURS UN INCONNU À MES YEUX !

La puissance et la grandeur du mâle eu tôt fait d'expulser le petit mâle de sa position de supériorité, roulant quelques queues-de-souris dans la poussière sale et pleines de roches. Il se redressa tant bien que mal, n'ayant pas conscience de la méchanceté qui voulait s'échapper de ses babines à chaque instant. Il ne se contrôlait plus, il ne réfléchissait plus. Ses envies premières grimpaient dans son corps à la vitesse des éclairs se propageant sur la terre : se battre ou plonger son museau dans sa fourrure et humer son odeur délicate. Il secoua donc sa tête alourdie par ses pensées agressantes et murmura d'une voix si glacée qu'elle fit retomber son pelage hérissé :

- Tu es un monstre. Tu n'as pas le droit de me détester pour ça.

Il appuya fortement sur le dernier mot, plantant ses yeux orangés dans ceux vert mousse du mâle. Il se sentait tellement comprimé que rien d'autre n'avait d'importance en ce moment que lui et son ennemi. Son ennemi, son ami, son amant... Quelle était la vraie place et le vrai nom qu'il aurait dû placer sur Ciel Nocturne ?

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Mar 27 Juin - 2:44
Le petit mâle gris et brun ne tarda pas à riposter. Ciel Nocturne portait ses marques, des marques qui ne partiraient qu'au bout de quelques jours. Il voulait qu'elles disparaissent, qu'il ne puisse plus contempler la moindre trace de griffe sur son pelage lorsqu'il se pencherait pour boire dans les flaques. Il voulait les garder à jamais, que chaque fois que ses yeux se pose sur les blessures, un frisson lui rappelle la proximité qu'ils avaient eu durant cette nuit d'été. Mais le cri guerrier de son adversaire le tira hors de ses pensées. Ses yeux s'agrandir et ses oreilles se plaquèrent en arrière lorsque le bond fulgurant de Ciel Mélodieux le prit par surprise. Le chef des brumes tenta d'y échapper d'un pas sur le côté. Trop tard. Le félin était plus petit, moins lourd, mais la vitesse de sa projection et la puissance de ses muscles clouèrent au sol le noiraud.

Son crâne frappa contre une pierre sous lui, le sonnant temporairement pendant que le monde tanguait sous ses yeux. Il feula de colère mais son visage ne se tourna pas vers son ancien amant, sa vision trouble agitant légèrement sa tête dans quelques frémissements tandis qu'il reprenait ses esprits. Mais mieux aurait valu qu'il ne les retrouve pas maintenant. Dès lors que ses oreilles attentives furent de nouveau disposer à écouter les provocations de son rival, les esprits compatissants se figèrent au prononcement des paroles du petit matou.

- Il ne s'est jamais rien passé, Ciel Nocturne ! JAMAIS ! La brume a simplement contourné la roche parce qu'ils ne seront jamais ensemble, tu entends ?! TU RESTERAS TOUJOURS UN INCONNU À MES YEUX !

Qu'avait-il dit ? Le cœur de Ciel Nocturne se brisa en morceau. Le cours d'eau devint un courant plus abrupt, les pierres qui tentaient de faire barrage aux eaux tumultueuses se firent emporter telles des feuilles d'automne par une rafale d'hiver. Ses membres eurent le réflexe de le projeter, ses pattes arrière se posant sur la peau fragile de son ventre pour l'expulser à une longueur de queue. Le mâle charbonneux se redressa dans la poussière, mais ne se leva pas. Son bassin restait à même le sol tandis que ses pattes avant tremblotaient en servant d'appui à la partie supérieur de son corps. Son monde s'écroulait. Nul mot n'aurait pu lui faire plus mal. Les mots étaient les crocs d'une belette qui venait de l'éventrer pour fourrer son museau poisseux de sang dans ses entrailles avant de lui arracher le cœur. Ce cœur battant faiblement qui même une fois dans la gueule béante, même déchiré de part en part, usait de forces surnaturelles pour ne pas succomber.

- Tu es un monstre. Tu n'as pas le droit de me détester pour ça.

Il fut malmené par les tempêtes de neige les plus violentes. Les flocons n'étaient pas fait de coton d'eau, mais de pics acérés qui se plantaient dans sa chair. Il n'était plus dans une forêt, mais dans un lac sans fond qui l'enveloppait. Le liquide vint jusqu'à ses poumons pour l'empêcher de respirer et chaque halètement dû au combat était celui qui semblait être le dernier. Il ne le regardait pas. Ciel Nocturne rejeta la tête en arrière, poussant une longue et puissante plainte qui firent détaler les proies des environs. Ses larmes se déclarèrent à travers ce miaulement macabre et désespéré. Clan es cieux, mais qu'avait-il fait pour mériter ça ? Sa voix chevronante mais portante et puissante lui arrachèrent des paroles dont la peine était apparente. Sa propre voix pourtant si froide et indéchiffrable s'effritait pour devenir sanglot.

- Tout ce que nous avons vécu ne représente qu'aussi peu de choses pour toi ? La brume ne peut contourner ses obstacles, elle les enveloppe et les aime tant qu'ils font parti d'elle ! Et tu faisais parti de moi ! Tu fais parti de moi !

Sa voix s'éteignit dans un râle pittoresque, la tête basse. Ses oreilles n'avaient plus la force de se lever et sa queue, jonchait dans les herbes qui s'étaient immobilisées en même temps que le vent. La forêt ne vivait plus. Le meneur des brumes ne vivait plus et son territoire était en train de s'éteindre avec lui. Les animaux s'étaient tût, les cigales ne chantaient plus et le temps s'était arrêté, pour devenir spectateur à la tragique romance de deux chats ennemis. Le temps leurs offrit sa clémence car dès qu'il reprendrait son cours, ils seraient de nouveaux deux rivaux inconnus dont le regard d'amour était interdit. Ciel Nocturne resta silencieux durant des secondes qui devinrent des heures pour lui, mais rien de plus que de vulgaires secondes pour le reste du monde. Quand ses yeux se rouvrir, toute trace de faiblesse l'avait quitté. La douleur était présente, visible, mais la colère était revenue en reine pour reprendre les rennes de son royaume.

Le puissant fit volte-face, ses prunelles intenses se plantant dans la rivière d'or du petit mâle. Sa voix gronda comme le tonnerre sur la forêt et la malveillance fit sortir ses griffes de son fourreau pour s'enfoncer dans la terre fraîche. Ses babines se retroussèrent et chaque mot s'échappa dans un crachas de haine et de vengeance.

- Je gonflerais le ventre des reines de la forêt, tu ne pourras plus détourner les yeux sans voir mes petits qui courent autour de toi ! Tu regretteras de m'avoir chassé, de m'avoir effacé ! La brume ne disparaît jamais, elle laisse ses marques et les miennes seront la vengeance que je te dédie, Ciel Mélodieux !

Il s'avança de quelques pas, jusqu'à ce que leurs souffles s’entremêlent. À cette distance, enfouir son visage dans son cou aurait été chose facile. Tout ce qu'ils venaient de vivre aurait pu ne devenir qu'un mauvais rêve, leurs queues auraient pu s'entrelacer et leurs pas ne devenir qu'un. Mais Ciel Mélodieux l'avait repoussé. Il l'avait trahit. Le matou noir et blanc inspira son odeur, son museau vint frôler le doux pelage du mâle en bataille et remonta jusqu'à son oreille dans laquelle il murmura avec le grondement d'un ouragan.

- Nous aurions pu faire semblant. Feindre ce que nous ne sommes pas. Nous aurions pu nous unir encore et encore comme un guerrier et sa reine, jouer le jeu de deux parents attendant leur descendance... Et qu'importe que ce ne fut jamais le cas, seuls nos mensonges auraient été notre réalité.

Ciel Nocturne fit un pas en arrière, ses yeux se plantant une dernière fois dans ceux de son compère tandis qu'il achevait ses paroles dans une froideur nouvelle, aussi tranchant que la lame brillant des bipèdes.

- À présent, je ferais semblant avec d'autres jusqu'à ce que tu me supplies en rampant de couvrir ton corps du mien.

Et la dernière lueur d'amour de ses prunelles s'éteignirent pour ne laisser qu'un vide amer emplir le vert.

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Mar 27 Juin - 5:00
Ciel Mélodieux, le souffle haletant, banda ses muscles suite à sa phrase, ayant repris un peu de prestance. Il était prêt à revenir dans le combat. Ses griffes malmenaient à maintes reprises le sol jonchés de leurs traces et son poil se hérissait lentement sur son dos, exemple même de la colère qui s'éveillait en lui comme une fleur au printemps. Il avait envie d'en découdre une bonne fois pour toute. Il voulait plonger ses griffes dans la partie molle de son ventre et les faire vivement aller, labourant son corps qui tressauterait sans vie sur le sol. L'odeur du sang dans ses narines, ses yeux se transformant en deux billes rondes et avide de meurtre... Humer les vies du meneur de la brume quitter son corps, le déchirer, lui arracher la tête. Une puissance meurtrière coulait dans ses veines et il ne sentait plus la douleur, étant prêt à en découdre. Rien ne pourrait l'arrêter. Rien ne pourrait stopper le flot de son envie, de...

Un cri.

Il entendit un cri dans son esprit, comme si on l'avait lancé dans un fleuve d'eau glacé pour le noyer. Le son lui transperça les oreilles et il se débattit dans le lac gelé de son esprit, battant des pattes pour essayer de se sortir des remous de sentiments qui le tiraient vers le fond. Les vagues de culpabilité le faisaient culbuter tête en bas et la pluie de l'amour qu'il portait au noireau rajoutait un bruit ignoble au liquide de son esprit. Ce cri était atroce. Encore plus atroce que tout ce qu'il avait eu à endurer avant, encore plus atroce que de perdre un chaton où la femme qu'il aimait.

- Tout ce que nous avons vécu ne représente qu'aussi peu de choses pour toi ? La brume ne peut contourner ses obstacles, elle les enveloppe et les aime tant qu'ils font parti d'elle ! Et tu faisais parti de moi ! Tu fais parti de moi !

Ciel Mélodieux bafouilla une réponse pour lui-même, n'arrivant pas à aligner trois mots sans esquisser un hoquet choqué. Jamais, jamais tout au long de leur relation le noireau c'était montré aussi pure, aussi vrai aux yeux du matou gris. Les larmes qui dévalaient ses yeux et sa voix brisée faisait autant partie du meneur adverse que du petit matou, son regard déformé par la tristesse et sa posture avachie le représentait. Il était lui. Comment avait-il pu même penser à vouloir le tuer ? Comment avait-il pu prononcer ses mots aussi ignoble envers lui ?! Le chef des roches baissa la tête, honteux des paroles et des gestes qu'il avait placés contre Ciel Nocturne. Les sentiments l'avaient dominés comme un raz-de-marée et il se retrouvait là, planté comme un idiot, à regarder l'amour de sa vie verser des larmes qui, à chaque fois qu'elles s'écrasaient sur le sol, comprimait le coeur du frêle félin. Il voulut s'avancer pour plonger son museau dans le cou du grand devant lui, relevant sa tête, mais ce qu'il vu l'arrêta tout de suite.

- Je gonflerais le ventre des reines de la forêt, tu ne pourras plus détourner les yeux sans voir mes petits qui courent autour de toi ! Tu regretteras de m'avoir chassé, de m'avoir effacé ! La brume ne disparaît jamais, elle laisse ses marques et les miennes seront la vengeance que je te dédie, Ciel Mélodieux !

Celui-ci baissa doucement sa tête, s'assoyant sur la berge dans un geste désespéré. C'était au tour de Nocturne de lui tacher le coeur. Sa queue s'enroula doucement autour de ses pattes et il frissonna, pris d'une étrange froideur qui se répandait dans tout son corps. Il ne comprenait plus. Ils s'étaient battus, criés dessus, livrés des secrets... Ciel Mélodieux avait été en colère comme jamais, avait marqué de ses griffes son ancien amant et avait voulu mourir. Tout cela en à peine quelques minutes. Comment avait-ils pu changer en aussi peu de temps ? Les sentiments qu'ils se portaient étaient-ils aussi néfaste ? Leurs rongaient-ils chacun le coeur et les poumons de leurs côtés, les rendant faible et anéantis en la présence de l'autre ? Leurs dérégléaient-ils le cerveau de sorte que la colère remplacait en une seconde la compassion ? Il ne comprenait plus rien. Le courtaud était totalement perdu.

- Nous aurions pu faire semblant. Feindre ce que nous ne sommes pas. Nous aurions pu nous unir encore et encore comme un guerrier et sa reine, jouer le jeu de deux parents attendant leur descendance... Et qu'importe que ce ne fut jamais le cas, seuls nos mensonges auraient été notre réalité.

Il trembla en sentant le corps du mâle aussi proche du sien et son coeur se remit à battre, comme synchronisé à celui du bicolore. Il avait envie de tout ce que disait Ciel Nocturne. Le malheureux voulait mentir à tout le monde, voulait retourner dans les pattes de son amant et ne faire qu'un avec lui. Il leva doucement sa tête en hésitant et rencontra un regard froid et distant, tel la lune qui les surveillait là-haut, se faisant cacher par de noirs nuages.

- À présent, je ferais semblant avec d'autres jusqu'à ce que tu me supplies en rampant de couvrir ton corps du mien.

Une petite étincelle de fierté s'alluma au fond des yeux de Ciel Mélodieux en rencontrant ceux dénudé d'amour pendant quelques secondes, mais mourrut aussitôt. Il était las. Las de se battre contre lui, las du sang qui s'écoulait de ses blessures autant intérieurs qu'extérieurs. Il en avait assez vu pour un soir. Le meneur des roches se sentait aussi vieux qu'un aîné et aussi inexpérimenté qu'un jeune chaton qui venait de naître. Son corps était vide et froid, réagissant avec douleur aux dures paroles du mâle devant lui. Il ne sut pas s'il se passa des heures ou des minutes, mais un grand bruit éclata en haut de lui et une pluie torrentielle se déclencha, cachant la beauté nocturne et la lune sans difficulté. Le clan des étoiles eux-mêmes les avaient laissés seul, comme s'ils pouvaient même ressentir un peu de pitié pour les deux âmes déchirées qui se tournaient autour depuis le début de la soirée. La pluie aplatit son pelage et dilua son sang d'un rouge colérique, formant une petite flaque sous ses pattes tremblantes. Il resta sous l'averse, comme ça, immobile, en se demandant si c'était ses larmes qui tombaient du ciel ou la pluie qui coulait de ses yeux.

- Ciel Nocturne ...

Déclara-t-il d'une voix si faible qu'il se demanda si l'autre l'avait entendu. Il se releva doucement, chavirant pendant quelques secondes avant de reprendre son équilibre naturel. Sa tête se releva avec difficulté et ses yeux d'ambres se plantèrent dans ceux de jade, dans l'espoir de trouver un peu d'amour pour se réchauffer. C'était tout ce qu'il demandait.

- Maudit moi autant que tu veux. Venge-toi comme tu le veux et fais-le bien, fais-moi souffrir des mots que je t'ai dis. Fais-moi regretter tout ce qui s'est passé en cette soirée et avant celle-ci, quand j'ai refusé de te joindre pour que nous vivions une vie normale, du moins en apparence. Fais semblant avec d'autres femelles de les aimer, fais semblant d'aimer tes enfants comme tu aurais aimés les nôtres si j'avais été une femelle. Fais-moi tellement mal que je reviendrai vers toi en rampant, te suppliant de me reprendre une dernière fois. Oui. Fais tout ça, Ciel Nocturne. Fais tout ça.

Il s'exclama d'une douceur et d'un ton plutôt bas vu l'orage qui se déferlait autour d'eux, mais il était plutôt sûr que le chef des brumes avait saisi chacune de ses paroles. Elles étaient dénudées de tout jugement, de toute colère et même d'amour. Elles étaient seulement neutre. Il continua donc sur sa lancée, ne sachant même pas si ce dernier était déjà parti et qu'il discutait tout seul sous la pluie, le regard flou.

Fais-le, Ciel Nocturne. Je veux que tu le fasses. Demain, après demain, dans cinquante lunes, quand nous serons vieux et que nous ne pourrons même plus se rejoindre tant nos pattes seront faibles.

Il se leva et, d'un pas tranquille, alla se placer proche du mâle. Il n'avait même plus peur d'être rejeté ou qu'il le laisse en plan. Ciel Mélodieux huma simplement son odeur et lui lança d'un air un peu plus vivant, entrechoquant leurs regards :

Mais pas ce soir.

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Mar 27 Juin - 6:03
Deux chefs plein de fougues. Deux chefs passionnés. Tout n'avait toujours été que passion. Autant dans la haine que l'amour, Ciel Nocturne n'était que passion. Cette passion, s'était immiscée entre les deux félins ennemis. Elle les avait consumé comme un brasier ardent dévorant les arbres, léchant leurs feuillages pour peindre le paysage d'un rouge vif semblable aux plaies ensanglantées des combattants. Le clan des cieux les avait contemplé dans leur lente décadence. La pluie qui vint s'abattre sur la forêt éteignit le feu qui s'était déclenché entre les deux matous, mais était-ce là des larmes de honte de la part de leurs ancêtres ? Ciel Nocturne se sentait jugeait. Il se demanda si les meneurs avant lui avaient déjà ressenti pareil douleur, de se savoir épiés, admiraient par les étoiles et la lune qui pourrait tourner le dos au clan en guise de représailles pour les pêchés commis.

Le torrent qui se déversait du ciel, mis un terme au conflit et aux joutes verbales des matous qui se contemplaient de leurs yeux vides et las. Le petit chef pas plus haut qu'un apprenti, semblait minuscule ainsi assit, le pelage collé à sa peau et ses yeux plein de vieillesse contemplant son compagnon. Ciel Nocturne lui, le surplombait de sa haute taille mais n'était guère plus imposant avec ses airs pathétiques d'épuisement et de regrets. Que s'étaient-ils fait à part se dévorer l'un et l'autre, depuis tout ce temps ?

- Ciel Nocturne ...

Les paupières du bicolore vinrent se clore et ses lèvres fermement scellées ne prononcèrent le moindre mot. Il n'était plus que silence. Seul le son cassant des gouttes sur les feuilles lui permettait de rester accroché à la réalité. De petits filets longeaient la pierre sur laquelle ils s'étaient rejoint plus tôt dans la soirée, coulant près de ses pattes en formant une eau boueuse qui lui resterait accroché aux coussinets. Il serait bien difficile de cacher son escapade le matin venu.

- Maudit moi autant que tu veux. Venge-toi comme tu le veux et fais-le bien, fais-moi souffrir des mots que je t'ai dis. Fais-moi regretter tout ce qui s'est passé en cette soirée et avant celle-ci, quand j'ai refusé de te joindre pour que nous vivions une vie normale, du moins en apparence. Fais semblant avec d'autres femelles de les aimer, fais semblant d'aimer tes enfants comme tu aurais aimés les nôtres si j'avais été une femelle. Fais-moi tellement mal que je reviendrai vers toi en rampant, te suppliant de me reprendre une dernière fois. Oui. Fais tout ça, Ciel Nocturne. Fais tout ça. ça.

Le charbonneux l'avait écouté. La douceur de sa voix contrastait avec leur apparence, avec les coups de griffe qu'ils s'étaient offert gratuitement. Son ton déjà trop bas, se terminait en simple murmure presque inaudible à l'oreille du valeureux qui se refusait d'ouvrir les yeux pour ne pas affronter son regard. Fuir cette situation était son seul désir à présent, il voulait se rouler en boule dans sa litière et dormir une lune entière. Après la haine qui avait gerbé de sa gueule, ses mots qui sonnaient comme une déclaration d'amour ne pouvaient plus apaiser le membre des brumes qui était sans cesse tourmenté par leurs indécisions.

- Fais-le, Ciel Nocturne. Je veux que tu le fasses. Demain, après demain, dans cinquante lunes, quand nous serons vieux et que nous ne pourrons même plus se rejoindre tant nos pattes seront faibles.

Le mouvement de Ciel Mélodieux parvint enfin à lui faire ouvrir les yeux, regard qu'il posa sur le petit gris qui vint se placer à ses côtés. Peu à peu, le bruit de la pluie s'effaça de l'esprit de Ciel Nocturne qui s'arracha du temps et de la réalité. Si cet instant pouvait durer, qu'importe la pluie, pouvoir savourer son odeur était tout ce qu'il demandait...

- Mais pas ce soir.

Ce retour à la réalité serra son cœur et lentement, ses iris d'émeraude se détachèrent des magnifiques yeux de son ancien amant pour se poser sur le lointain territoire des roches. Mais n'était-il pas trop près au final, ce territoire ? Sans rompre ce nouveau silence sans tension, le mâle noir et blanc fit un pas sur le côté en s'asseyant dans l'herbe trempée. Son épaule vint se coller à celle de son camarade, exerçant une pression à peine tangible. Il retrouva pendant ces quelques secondes de répit, tout ce qu'il avait perdu depuis cette époque révolue. Les secondes se transformèrent bientôt en minute et Ciel Nocturne ne fit rien pour y mettre un terme. Il supporta la pluie violente et l'orage qui déferlait au dessus d'eux sans broncher et ce fut seulement lorsque les larmes céleste se calmèrent pour devenir de douces caresses, qu'il bougea. Il n'attendrait pas que la pluie permette au feu de se déchaîner de nouveau, il partirait avant.

Dans un geste lent et discret, le meneur vint enfouir son museau contre le poil collant de la gorge de son cadet. Il huma par de grande inspiration son odeur, sentant son cœur battre à travers ses veines. Son oreille s'agita, retrouvant un délice depuis longtemps perdu et un ronronnement aussi rapide que l'envol d'un moineau lui échappa. Lorsqu'il se releva, toute trace d'amour avait disparut de ses traits, seule l'impassibilité régnait.

- Quitte le territoire du clan des brumes. Disparais.

Et dans un bond agile, le chef s'élança dans la pente pendant que la nuit et la pluie dominait la forêt, sans un regard en arrière. Ils s'étaient déclarés la guerre mais il n'y aurait aucun gagnant à ce jeu de pouvoir.

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